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Rising Lords, le test sur Nintendo Switch

Rising Lords, le test sur Nintendo Switch

 Test de Rising Lords sur Nintendo Switch

Rising Lords est un jeu de stratégie médiéval au tour par tour avec des éléments de jeu de cartes et de société. Envoyez vos serfs mourir en votre nom… ou laissez-les prospérer, et utilisez-les à votre avantage. Prélevez taxes et impôts. Décidez la taille des rations et combien on travaille aux champs. Forgez des armes, rassemblez des armées et construisez de grandes villes fortifiées. Aidez votre peuple à devenir des chevaliers, ou larguez-les sur un champ de bataille au loin, mais faites attention : même les paysans les plus humbles finiront par se révolter…

Mais alors, que vaut Rising Lords sur Nintendo Switch, voici le test !

Développeur: Argonwood
Éditeur: Deck13 Spotlight
Site: Rising Lords | Deck13 – Spotlight
Genre: Stratégie | Tour par tour | Tactique
Date de sortie sur Nintendo Switch: 18 janvier 2024
Lien eShop: Rising Lords

Une Histoire qui ne marquera pas les historiens…

Test de Rising Lords sur Nintendo Switch

La touche indépendante

On ne peut certainement pas reprocher aux jeux indépendants leur volonté de se distinguer en offrant des créations parfois inédites. Rising Lords en est un exemple. Argonwood nous propose de plonger dans un univers où la gestion d’un royaume médiéval se marie avec des affrontements tactiques. Cette alliance, en théorie, paraît très intéressante. Toutefois, il devient rapidement évident que la réalité n’est pas tout à fait à la hauteur des attentes…

Une histoire en deça

Avec un tutoriel servant d’introduction au jeu, on peut dire que les bases sont plutôt bien posées. Cependant, l’histoire de Rising Lords n’a rien d’original. Vous êtes un jeune seigneur, votre père vous enseigne les rudiments de son poste, que ce soit la gestion des decks, celle du royaume, la création d’une armée, la construction, et tout ce que vous devez savoir pour commencer à régner. On peut dire que votre père a eu du flair, car survient ce qui devait arriver… Le scénario est prévisible dès le tutoriel, mais cela n’est pas l’aspect le plus important du jeu. Malheureusement, un premier défaut devient vite évident pour le joueur : le jeu est lent dans son exécution. Et quand on dit lent, on veut dire que ça rame, et ce, dès le tutoriel.

Le français est disponible dans les options du jeu, un bon point à souligner pour ce genre de jeu indépendant.

Une fois le didacticiel terminé, l’histoire du jeu se poursuit dans la Campagne Principale. Malheureusement, on reste sur les mêmes bases pour l’histoire. L’idée d’une histoire semblable à un livre n’est pas en soi une mauvaise chose, mais soyons francs : le scénario n’est pas relevé. Il y a peu de chances que l’intrigue vous captive et vous marque. C’est le peu qu’on puisse dire.

Cependant, il faut noter la touche artistique. Si l’histoire du jeu ne brille pas par son originalité, sa direction lui confère ce petit côté unique que l’on apprécie tant sur la scène des jeux indépendants.

Des modes de jeu adaptés à tous !

Rising Lords propose trois modes de jeu. En dehors du didacticiel, vous trouverez une Campagne Principale, un Mode Solo et un mode multijoueur. La Campagne Principale suit l’histoire du jeu et vous impose des objectifs à réaliser, parfois dans un temps limité.


L’histoire du jeu se dévoile sous la forme d’un “livre”, avec des pages à tourner et, parfois, des choix à faire (qui n’ont toutefois aucun impact)


Le mode Un Joueur est particulièrement intéressant, car il se divise lui-même en plusieurs sous-parties : Scénarios, Mode Défi et Bataille Personnalisée.

Le mode Scénarios est en quelque sorte un mode “libre”. Vous choisissez vos objectifs, une carte, le niveau de l’IA, son nombre et vous voilà lancé sur la carte, prêt à vous mesurer à l’IA selon les objectifs que vous avez sélectionnés : tels que la conquête, la richesse, etc. Vous avez toute la liberté de personnaliser votre partie. Ce mode de jeu s’avère très intéressant car il vous laisse une totale liberté de gérer vos terres, à votre guise, contrairement au mode Campagne.

Le mode Scénarios offre la possibilité de personnaliser les paramètres de sa partie

Un mode Défi est également disponible. Ce mode s’adresse aux joueurs plus expérimentés. Comme son nom l’indique, divers défis vous seront proposés. Enfin, le mode Bataille Personnalisée vous permet de vous affronter sur le champ de bataille. Vous pourrez choisir l’effectif de votre armée, celui de votre adversaire et vous lancer dans l’affrontement.

Le dernier mode disponible dans le jeu est le mode Multijoueur. À noter qu’un abonnement au Nintendo Switch Online est obligatoire pour accéder à ce mode. Ce dernier fonctionne de manière similaire au mode Scénarios.

Le jeu propose des modes de jeu très diversifiée. Un très bon point durant le test de Rising Lords sur notre Nintendo Switch.

Une joute en deux actes: esprit et force

Plongeons dans le cœur du sujet avec le gameplay. Comme mentionné précédemment, Rising Lords se distingue par son mariage entre gestion et combat tactique. Une partie du jeu se consacre à la gestion de votre terre, tandis qu’une autre se focalise sur son expansion et la préservation de sa sécurité. Les menaces sont nombreuses, qu’elles soient internes ou externes au royaume, et il vous faudra être un dirigeant alliant fermeté, force et sagacité.

La gestion de son territoire

Voici une tâche qui exigera de votre temps avec la gestion de votre domaine. Se promener sur la carte du monde sera chronophage, car c’est là que vous devrez gérer vos paysans et vos terres. Durant notre test sur Rising Lords, on y a passé la majorité du temps. Rien de trop compliqué en soi, le jeu se débrouille plutôt bien dans la conception de cette gestion.

La carte de Rising Lords sera quadrillée, vous aurez la liberté de placer des bâtiments sur ces emplacements spécifiques. Cependant, attention, car il n’est pas possible de placer n’importe quel bâtiment n’importe où. Par exemple, il sera impossible de placer un champ au centre de votre village. Cela semble logique. Église, chapelle, quartier résidentiel, taverne, champs, murailles, tour de garde, divers bâtiments sont à votre disposition. Chacun apporte un petit avantage, que ce soit du bonheur pour vos villageois, de la nourriture ou de l’argent. Il vous faudra donc construire en fonction des besoins, rien de bien sorcier (sorcier ? Au bûcher !).

Alors, comment tout cela fonctionne-t-il ? Sur le papier, c’est très simple. Tous les 250 habitants, le jeu vous attribue 1 villageois sur la carte. Ce villageois pourra être affecté à diverses tâches : le placer sur une case d’un bâtiment en construction que vous avez préalablement placé pour… construire ce bâtiment (oui oui…), le mettre dans un champ pour… s’occuper de l’agriculture ou du bétail, l’envoyer sur la case où la mine est placée pour… miner. C’est du très simple à comprendre.


Le menu radial de construction rend la construction à la fois accessible et facile à mettre en œuvre

Pour augmenter ce nombre d’habitants, il faudra veiller à leur bonheur. Un territoire heureux est un territoire qui attire l’immigration et rend féconds les paysans. Du moins, c’est ainsi que cela fonctionne dans le jeu. Il vous faudra donc gérer vos paysans sur la carte, leur assigner une tâche pour faire prospérer vos terres. Encore une fois, nous sommes sur de l’intuitif.

Le jeu fonctionne selon un système de tours : à chaque fin de tour, le jeu calcule vos ressources, vos revenus, crée des événements aléatoires ; des mercenaires, marchands et divers PNJ peuvent venir sur vos terres pour commercer ou être enrôlés.

Le jeu, dans ses mécanismes, se révèle finalement assez simpliste. Une fois qu’on a compris comment tout cela fonctionne, ça devient presque automatique, enlevant toute difficulté. Cependant, le jeu peut vous jouer des tours (sans jeu de mots) car il vous demandera souvent de terminer un objectif avant un nombre de tours déterminé. Cette contrainte peut s’avérer désagréable pour de nombreux joueurs qui préfèrent construire leurs bases, voir leurs terres évoluer sans avoir la pression d’un compte à rebours. Cette contrainte est propre au mode Campagne.

Le champ de bataille

La deuxième tâche qui vous prendra du temps est le combat tactique. Sur le papier, il s’agit d’un savant mélange entre un jeu de cartes et un tactical RPG tel que nous le connaissons. Au début de la partie, le jeu vous attribuera un deck. Ce deck servira à booster vos unités sur le terrain : que ce soit pour améliorer la charge de la cavalerie, fournir des échelles à votre infanterie pour escalader les palissades ennemies, le jeu propose des dizaines de cartes. Cependant, encore une fois dans ce jeu, bien que l’idée soit excellente sur le papier, sa mise en œuvre reste perfectible.

Comme dans la majorité des tactical RPG, chaque unité aura une force et une faiblesse, et le terrain apportera un avantage de défense ou un bonus d’attaque. Les lanciers auront un avantage sur la cavalerie, et vos archers placés sur une colline pourront viser plus loin, tandis qu’une cavalerie en plaine infligera plus de dégâts qu’en forêt. Malheureusement, la ligne directrice de ce test est “une excellente idée mal exploitée“, et nous sommes une fois de plus en plein dedans ! Lors des premières batailles, vous tenterez d’exploiter au mieux toutes ces forces que propose le champ de bataille. Avant de réaliser que finalement, un nombre supérieur d’effectif fait 90% du travail. Vaincre une armée supérieure en nombre, en plaçant bien votre défense et en exploitant à fond les forces et faiblesses du terrain, n’y changera rien. Et c’est bien dommage, car les possibilités offertes sont assez nombreuses. On aurait vraiment aimé que le mélange deck / avantage du terrain puisse avoir une influence un peu plus élevée.

La création de deck vous permet de piocher des cartes en début de partie, offrant ainsi des bonus à votre armée. Votre général gagne de l’XP pendant les batailles, et vous devez utiliser cette XP pour acheter les cartes.

Un système de moral est également intégré au jeu. Il n’est pas nécessaire d’abattre chaque soldat ennemi pour remporter la victoire. Le moral joue un rôle crucial sur le champ de bataille : un moral élevé peut mener à des coups critiques tandis qu’un moral faible risque de produire des coups moins efficaces, et un moral extrêmement bas peut conduire les unités à agir de façon parfois irrationnelle. Si le moral de l’ennemi chute à zéro, son armée se désorganisera et prendra la fuite.

À noter que, même durant les batailles, le jeu conserve ce petit charme dû à sa patte graphique très propre et unique. Les animations sont bien menées. Le jeu est très attachant.

Une optimisation à la ramasse sur Nintendo Switch…

L’optimisation du jeu sur Nintendo Switch est mauvaise. Dès le tutoriel, de nombreux lags ont été constatés lors des batailles. Ces lags se sont atténués lors de la campagne et dans le mode Scénarios. Néanmoins, on ressent que la Switch est sollicitée lors du calcul et du passage de chaque tour. C’est compliqué…

Le son est en adéquation avec le thème du jeu. Les sons médiévaux nous plongent efficacement dans cette époque, même si la musique principale peut devenir répétitive.

La durée de vie du jeu est variable. Il n’y a pas de durée définie pour Rising Lords. La diversité de ses modes offre la possibilité de jouer quelques heures seulement en campagne ou bien de s’investir pendant des dizaines et des dizaines d’heures dans les modes Scénarios et Multijoueur.

Rising Lords sur Nintendo Switch

5

Frustrant ! Voilà le mot qui caractérise le test de Rising Lords sur Nintendo Switch. Sur le papier, tous les éléments semblaient réunis pour créer un jeu très abouti. Pourtant, le résultat n'est pas toujours à la hauteur des attentes. Néanmoins, le jeu possède un énorme potentiel. Sa variété de modes de jeu et son style artistique lui confèrent un charme certain. Sa qualité future dépendra du suivi de l'équipe de développement. Mais en l'état actuel, le jeu est malheureusement plutôt moyen.

nintendopassion.fr
Passionné de jeux vidéo et de l'univers Nintendo depuis ma plus tendre enfance, j'ai grandi avec cette marque, allant de la NES à la Switch. Jouer pour la première fois à Pokémon, lancer Ocarina of Time sur la N64 et découvrir la 3D resteront des moments gravés dans la mémoire de tous ceux qui ont vécu ces instants.

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